Visuel Un an de COVID : il est temps de changer de modèle

Un an de COVID : il est temps de changer de modèle

Qu’on se souvienne. D’abord c’est la stupeur qui nous a frappés. Le monde entier est mis à l’arrêt par un virus.
Mais très vite, le silence des rues et des places, soudain vidées, contrasta avec le tumulte des commentaires : tout le monde avait un avis sur le virus, ses origines, les moyens de le combattre. Cette situation unique aurait pu – aurait dû – déboucher sur un renouveau démocratique, sur un moment de pédagogie collective, voire un élan participatif. Il n’en fut rien. Le pouvoir en place choisit la rhétorique martiale et la solitude de la prise de décision. En pleine pandémie, la ministre de la santé fut priée d’aller sauver une campagne municipale menacée pour cause de braguette ouverte. Puis vint le temps des polémiques entre experts, des mensonges d’état sur les masques, etc. La chronologie des faits m’échappe quelque peu à vrai dire. Les souvenirs se font confus, tant les épisodes se succèdent dans la plus grande confusion.
C’est précisément à ce stade que le devoir de vigilance s’impose. De confinement en confinement, ne perdons pas le fil de ce qui se déroule sous nos yeux : un virus zoonotique a déclenché une pandémie mondiale, engendré une crise économique puis sociale. L’OMS nous prévient que le dérèglement climatique, la déforestation et les attaques contre la biodiversité renforcent les risques de voir de telles pandémies devenir récurrentes. Il est temps de comprendre que nous faisons partie du vivant et que rien de ce que nous faisons à la planète ne nous est étranger. Continuer à penser les dimensions environnementales et sociales comme des entités autonomes n’est pas seulement rétrograde, c’est aussi faire peser de lourdes menaces sur notre avenir.
La pandémie devrait déboucher sur une profonde remise en question de notre modèle de développement. Pour l’instant nous n’en prenons pas le chemin. Les plans de relance ne font que parer au plus pressé (ce qui est normal) et soutenir la société pour qu’elle ne s’effondre pas (ce qui est nécessaire). Ils balisent aussi le chemin de l’entêtement dans une voie productiviste sans issue (ce qui est inacceptable).

L’enjeu de la campagne que nous menons ensemble, est précisément de faire émerger une nouvelle majorité politique et citoyenne dans notre région, pour permettre à la Nouvelle-Aquitaine d’engager la transition écologique dans la justice sociale. Il y a urgence. Voilà ce qui me porte, ce qui nous porte et nous conduit à envisager un basculement d’importance. Pour la solidarité, pour un nouveau souffle civique, pour une région vivante, pour nos terroirs et notre avenir, il faut qu’une équipe de femmes et d’hommes engage une nouvelle dynamique dans les institutions de Nouvelle-Aquitaine. Il est temps d’entrer dans une nouvelle ère. Nous nous y engageons.

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Élections régionales - Juin 2021